Le West Highland White Terrier (Westie)

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L'éducation du Westie

PREAMBULE

La plupart des ama­teurs de chiens n'ont pas de gran­des ambi­tions spor­tives et les per­formances phy­si­ques de leur chien ne les intéres­sent que très secon­dairement Le chien qui con­naît quelq­ues tours fla­tte son ma­ître mais il n'est pas toujo­urs facile de les lui ap­prendre.  Quand aux entraî­neme­nts plus pous­sés, ils sont l'af­faire d'é­coles de dres­sage à moins que vous ne pos­sédiez les con­n­ais­sances néces­saires pour mener à bien ce genre d'entreprise.

Quoi qu'il en soit, il reste néanmoins utile de savoir comment "entraîner" un chien car il est certain que tôt ou tard, vous aurez à faire face à ce problème plus vaste qu'il n'apparaît à première vue.

Un petit entraînement relatif à la vie quotidienne est absolument néces­saire! C'est en fait l'éducation du jeune chien, son apprentissage de fidèle compagnon, propre et obéissant.

L'entraînement n'est pas du haut dressage, il ne requiert pas de travail de dompteur, ni en douceur, ni en férocité. Il s'agit simplement d'essayer de faire comprendre à votre bébé Westie ce que vous attendez de lui afin que la relation maître‑chien soit la plus agréable et la plus enrichissante possible.

Cette première éducation est vitale.  Inculquer de bonnes manières à un chiot est relativement simple tandis que corriger de mauvaises habitudes n'est pas une entreprise très aisée ; dans certains cas, ce n'est même pas loin de la mission impossible sans l'aide d'un professionnel. Ce premier enseignement revêt donc une importance considérable.

Cette première éducation est précisément votre affaire, car les liens qui se créent alors influenceront l'animal de façon décisive, faisant de votre Westie d'un an le plus agréable des compagnons ou, au contraire, le plus insupportable des galopins.

Il ne s'agit pas de dompter ou de briser le caractère mais, au contraire, d'installer une certaine intimité basée sur quelques principes très clairs.

Ce n'est pas parce qu'il est petit qu'il faut laisser votre chiot vivre à sa guise.  Son comportement est d'ores et déjà régi par l'instinct de meute. Une meute, c'est un groupe dirigé par un chef. Le chiot ne peut comprendre l'absence de leader dans la famille. Qu'une place soit vacante, que la hiérarchie soit chancelante, le voila tout près à monter en grade, aussi gentil soit‑il. Si vous n'occupez pas cette place de Leader, votre chiot va vous la ravir et, lorsqu'il sera devenu adulte et qu'il se croira le chef, il trouvera tout à fait normal de faire régner son autorité, à coups de dents s'il le faut. 

Ayant, je pense, démontré l'importance de l'éducation de base du chiot, voyons maintenant comment réaliser celle‑ci sans heurts afin de faire de votre Westie le compagnon agréable qui séduit tout le monde ‑même les plus "antichiens"‑ grâce à sa bonne éducation.

CONSEILS GENERAUX
  • Le maître est le chef de meute. Il doit être sûr de lui.

  • L'éducation doit être cohérente: défi­nis­sez dès le début ce que vous auto­risez à votre chien et ce qui vous est intolérable en pensant à l'âge adulte et main­tenez vous y.

  • A ce sujet, il importe que l'ensemble de la famille respecte ces règles afin que l'un n'autorise pas ce que l'autre inter­dit.

  • Au même titre, ne donnez pas à votre chien un ordre que vous n'avez pas l'intention de faire respecter sinon, il considérera vos ordres comme des cho­ses peu importantes auxquelles il n'y a pas lieu de donner suite
  • Si certaines parties de votre habitation doivent lui être interdites (fauteuils, chambres, etc.), interdisez-les lui dès le début.

    Il est cependant conseillé, même si cela lui sera interdit par la suite, de laisser le chiot qui vient d'arriver chez vous, passer les quelques premières nuits dans votre chambre, en votre présence. Il vient de quitter sa fraterie avec laquelle il dort depuis le début de sa vie. Lui permettre de faire la transition à vos côtés lui sera bénéfique, le temps qu'il s'adapte à sa nouvelle vie. Vous pourrez par la suite lui faire regagner sa place de sommeil définitive.
    Pas de problème en revanche si vous possédez déjà un autre chien, bien équilibré. Si votre chien l'accepte, vous pouvez laisser le chiot dormir à proximité du plus âgé. la transition d'avec sa fraterie sera ainsi grandement facilitée.

  • Il est nécessaire (surtout si le chien vit en présence d'enfants) que vous puissiez avoir accès à sa nourriture lorsqu'il mange. Habituez-le dès lors dès son plus jeune âge à laisser cha­que membre de la famille prendre sa gamelle et réprimandez-le fermement au moindre grogne­ment. N'en faites cepen­dant pas un jeu.
  • Evitez de lui donner de la nourriture lorsque vous êtes en train de prendre votre repas. Un chiot qui mendie est très amusant. Un adulte qui interrompt constamment vos repas l'est beaucoup moins, surtout lorsque vous avez des invités !
    Habitué dès le début à ne rien recevoir, il restera de lui même dans son coin lorsque vous êtes à table.
  • Lorsque vous jouez avec votre chiot, apprenez à le dominer même si vous vous trouvez en posi­tion couchée. Celle-ci est en effet en langage canin une position de soumis­sion.
  • Tâchez de voir avec les yeux du chiot: évitez de laisser à sa portée des objets précieux, fragiles ou dangereux pour lui

MIEUX VAUT PREVENIR QUE GUERIR

  • Ne l'incitez pas à la faute : si vous l'autorisez à jouer avec une de vos vieilles chaussures, ne vous étonnez pas s'il s'amuse également avec les nouvelles.
  • Elargissez son univers, préparez-le à la ville, à la voiture, habituez-le aux autres animaux et faites lui rencontrer beaucoup de monde (voir plus bas sociabilisation)
  • Les séances d'éducation doivent être courtes et répétées. Au delà de 15 minu­tes, le chiot n'est plus attentif. De lon­gues séances d'éducation donnent l'illu­sion de l'apprentissage mais l'oubli est rapide.
  • Adaptez l'apprentissage aux circonstances ainsi qu'à la maturité de votre chien.
  • Assurez-vous qu'une chose est bien comprise avant de vouloir passer à la suivante. Allez du plus simple vers le plus complexe.
  • Le chiot doit être en conditions d'apprendre : il doit être en bonne santé, bien nourri et bien disposé (ne décidez pas d'entamer une séance d'éducation alors que votre chiot dort profondément ou s'amuse follement avec un congénère)
  • Le chiot est un imitateur. Si vous possédez un chien déjà bien éduqué, le bébé copiera de lui même sur l'adulte ce qui facilitera (mais ne remplacera pas) son apprentissage. Malheureusement, si votre adulte est mal éduqué, le chiot copiera tout pareil. A vous de voir !

LES RECOMPENSES

Il est indispensable de récompenser votre chien à chaque fois qu'il exécute ce que vous lui demandez : c'est son seul salaire. N'en soyez pas avare.

Utilisez une progression logique dans les récompenses :

Commencez par les récompenses alimen­taires, par la suite vous utiliserez son objet de jeu qui sera à son tour rem­placé par une caresse. Finalement, au terme de son éducation, vous pourrez vous contenterez de récompenser votre chien en le félicitant de la voix.

Pensez à récompenser votre chien tout au long de sa vie lorsqu'il fait ce que vous lui demandez. cela contribuera à renforcer et à maintenir sa bonne éducation et sera des plus profitable à l'entretien d'une relation harmonieuse avec votre chien

LES PUNITIONS

La punition doit être juste.

Elle doit être proportionnelle à la faute et non à l'humeur du maître ou à l'am­pleur des dégâts. A ce titre apprenez à faire la différence entre un mauvais comportement et l'instinct. Il est nor­mal que le chien de garde aboie (pas à tort et à travers), que le mâle, en pré­sence d'une chienne en chasse, oublie les ordres, que le chien domi­nant urine dans la maison après qu'un chien étran­ger y soit passé.

Les punitions peuvent être de trois types :

  1. INTERACTIVE : selon la gravité des faits, elle sera uniquement verbal (un NON sec) ou physique (de la légère "tape" sur le museau à la correction magistrale en cas de faute particuliè­re­ment grave telle que rébellion contre le maître). Cette correction doit être appli­quée au bon moment c'est à dire unique­ment lorsque le chien est pris sur le fait. Dans le cas contraire, laissez tom­ber, votre punition ferait perdre au chiot la confiance qu'il a en vous.
  2. AUTOMATIQUE : Ici, le maître n'est pas impliqué, la punition provient de l'objet même de la faute. C'est la cas typique du chien aimant fouiller les poubelles et qui se fait pincer le nez par une tapette à souris judicieuse­ment placée ou du chiot rongeur qui s'attaque à des pieds de meubles préa­lablement enduits d'un mélange de blanc d'oeuf et d'une forte proportion de poivre de cayenne.
    Ce type de punition préserve la confiance que le chiot a en vous et l'incite à se méfier d'avantage de ce qui est interdit.
  3. NEGATIVE (TIME OUT) : Dans ce cas, le chiot est simplement mis à l'écart du groupe avec limitation de mouvements (attache, pièce "neutre" ou bench) et absence de stimulus + ou - . La durée de ce genre de punition doit être assez brève (5 à10 minutes). C'est la punition adéquate pour le chiot qui fait des bêtises afin de se rendre intéressant, pour que l'on s'oc­cupe de lui. Elle est également très efficace dans la plupart des si­tuations avec les chiens éprouvant un grand attachement à son maître.
  • Réfléchissez avant d'agir: soyez sûr dans votre coup avant de demander un exercice ou de réprimander. Surtout dans ce cas, l'énervement et l'emportement sont mauvais conseillers.
  • Ayez des ambitions d'éducation raisonnables et acceptez l'idée que le maître a autant à apprendre que le chien.
  • Gardez à l'esprit les 3 règles de base d'une éducation réussie:
    PATIENCE  -  FERMETE  -  DOUCEUR
  • Souvenez-vous que l'apprentissage par le jeu donne le goût de l'obéissance.
  • Renforcez les bons comportements par des félicitaions "démesurées"
LA SOCIABILISATION

TOUT SE JOUE ENTRE 2 ET 6 MOIS ! 

Gardez toujours à l'esprit que le caractère du chiot est une balance ; d'un côté son apport génétique : "l'inné", de l'autre, ce que vous lui apportez, le bon comme le mauvais : "l'acquis".

Votre travail débute dès l'instant ou vous prenez possession de votre chiot. C'est la qualité de ce travail qui déterminera en grande partie le bon ou le mauvais caractère de votre Westie.

Dès l'âge de deux mois, le chiot doit idéalement être sorti tous les jours, (même si vous possédez un jardin) afin de lui faire découvrir le monde dans lequel il va être amené à vivre. Sortez le dans vos bras si l'endroit présente un risque de maladie (rue ou endroit ou la plupart des voisins vont faire uriner leur animal) ou en laisse (a laquelle le chiot doit être habitué dès son plus jeune âge) ailleurs.

Au début de votre relation, rendez vous également dans de grandes étendues de verdure ou il n'y a aucun risque pour votre chiot (prairie, forêt, loin de la circulation) et apprenez-lui à vous suivre également sans laisse; ce sont les premiers jours suivant la séparation d'avec sa mère, ses frères et soeurs ou le chiot n'a plus que vous comme point de repère qu'il faut agir.

N'ATTENDEZ SURTOUT PAS QUE LE CHIOT AIT TOUS SES RAPPELS DE VACCINATION POUR LE SORTIR, IL SERAIT DEJA TROP TARD !

Il faut penser imprégnation. Durant les premiers mois de sa vie, le chiot doit apprendre à considérer l'espèce humaine comme "amie" de telle sorte qu'il ne la craigne ni ne l'agresse sans raison (ce qui, bien souvent, est une réaction de crainte).

Dans les endroits turbulents, (marchés, centres commerciaux, gares, etc.) portez le dans vos bras.  Si cela semble plaire au chiot, laissez-le se faire carresser, à sa demande. Au contraire, s'il ne semble pas demandeur, ne l'y contraignez pas, cela serait contre-productif. 

LA VOITURE

Pour pouvoir sortir votre chiot, vous devez également lui apprendre à se déplacer en voiture. Il est impératif que les premiers contacts soient positifs.

En effet, cet engin bruyant, sentant  mauvais (l'odorat du chiot étant des milliers de fois plus développé que le vôtre, il est assailli par des odeurs d'essence, de plastic, ...), et le ballottant dans tous les sens est à tout le moins inquiétant. A vous de faire en sorte que cette inquiétude légitime ne se transforme pas en crainte très difficile à faire passer.

Votre chiot Westie a déjà été désensibilisé à plusieurs reprises aux trajets en voiture. Il vous appartient de poursuivre cet apprentissage .
Pour ce faire, vous lui ferez effectuer ses premiers trajets blotti dans les bras d'un passager qui le rassurera en le caressant et en lui parlant doucement. Commencez par des trajets de courte durée que vous allongerez par la suite. Lorsque vous constaterez que le chiot n'éprouve aucune gêne, il sera temps de lui attribuer sa place définitive.

Si toutefois il ne semble pas à l'aise dans la voiture, un truc qui fonctionne souvent consiste à lui servir ses repas dans la voiture à l'arrêt afin qu'il associe la voiture avec un plaisir et oublie toute appréhension.

Si vraiment ça ne marche pas, le vétérinaire pourra sans doute vous conseiller un calmant léger qui, en lui ôtant le stress, l'aidera à supporter les voyages.

LA PROPRETE

La méthode que je propose ici est intéressante en ce sens qu'elle se base sur un renforcement positif plutôt que sur la punition ce qui ne peut qu'être profitable à votre future relation avec votre Westie.

COMMENT LE RENDRE PROPRE ?

Eh bien, tout simplement en encourageant ses tendances innées à la propre­té, et en le sortant toujours au même endroit, toujours par le même passage (porte, couloir) et le plus souvent possible: après le repas, le repos, le jeu, la boisson, etc.. Lorsque le chiot s'est exécuté, félicitez le. Regardez bien l'urine ou les selles, pas le chien. Si le chiot les renifle, félicitez le avec enthousiasme avant de le reconduire à la maison.

N'oubliez pas que la punition fait très peu pour accélérer tout apprentissage et en particulier celui de la propreté sauf quand elle est administrée sur le fait et, si possible, de manière indirecte, et quand elle est suivie du comportement adéquat.

Si vous tenez à le réprimander, élevez la voix lorsque le chiot se met en position ("NON"),pour le faire sursauter, ou jeter près de lui quelque chose de bruyant (trousseau de clés, revues) et menez‑le (ou mieux, portez‑le) tout de suite à l'endroit prévu pour les éliminations.; et quand il s'exécute dehors, récompen­sez‑le chaleureusement.

CONSEILS SUPPLEMENTAIRES

  • Régularisez l'heure des repas, ce qui régularise l'intestin et vous permet d'anticiper les moment de défécation.
  • Sortez votre chiot après chaque repas jusqu'à ce qu'il ait fait ses besoins.
  • Utilisez le même horaire en semaine et pendant les week‑ends.  Comment voulez‑vous régulariser un système aussi délicat que celui qui règle la vessie et l'intestin en changeant continuellement les horaires nutritionnels ?
  • Supprimez les petits "en‑cas" en dehors des repas.  Si vous vous absentez pour quelques heures, supprimez le dernier repas et la boisson.
  • Pendant la nuit ou pendant vos absences, mettez le chiot dans un endroit où il ne peut rien détruire après l'avoir sorti jusqu'à ce qu'il ait éliminé.  L'idéal serait de ne pas l'enfermer plus de trois heures consécutives pour commencer.
  • Quand il se passe un petit accident en dehors de votre surveillance, il vaut mieux ignorer la chose (si vous punissez le chiot plus de 5 minutes après qu'il ait commis la faute, la punition va lui paraître injustifiée car il ne se souvient plus de sa bêtise). Il vaut mieux laver en l'absence du chien et imprégner l'endroit d'une autre odeur (vinaigre, déodorant). Ayez l'air de ne pas attacher trop d'importance à la chose.

En respectant ces quelques conseils, vers l'âge de trois ou quatre mois, votre Westie devrait être propre. D'autres y sont arrivés, il n'y a pas de raison pour que vous pas.

 

LE RAPPEL

Le rappel, c'est le premier ordre à apprendre au chiot, c'est également le plus important pour la suite de l'apprentissage. Un Westie qui revient immédiatement vers son maître, l'air joyeux est la meilleure preuve de l'harmonie parfaite régnant au sein de l'équipe maître‑chien.

COMMENT FAIRE ?

Lorsqu'il est chiot, donnez l'ordre de rappel ("X, viens" p.ex) dès qu'il vient vers vous:

  • au moment de la distribution des repas
  • lorsque vous rentrez du travail;
  • avant une promenade, lorsqu'il aperçoit la laisse dans vos mains
  • lorsque vous exhibez soudains le jeu qu'il affectionne...

Sitôt que le chiot arrive à vos cotés, caressez‑le, félicitez le. Bref, pour lui, venir vers son maître doit signifier LA FETE. C'est ce que l'on appelle la "méthode naturelle" car on ne contraint pas le chien: on attend (ou on provoque) un comportement et, lorsque celui‑ci se manifeste, on juxtapose l'ordre et on félicite.
N'hésitez pas à ce stade à lui offrir systématiquement une petite friandise qu'il affectionne particulièrement (morceau de fromage, dé de jambon, petit biscuit pour chien...) Cette friandise doit être de petite taille afin d'être rapidement avalée et également, afin de ne pas augmenter sa ration de nourriture de façon inconsidérée. 

Cette méthode se base sur le principe suivant:  "tout comportement qui est encouragé ou par lequel le chiot retire du plaisir aura tendance à se reproduire. Tout comportement ignoré ou dont le chien retire du déplaisir aura tendance à disparaître".  Nous verrons plus loin que cette méthode est applicable à la plupart des cas.

ATTENTION: pour le bon fonctionnement de cette méthode, il est très important d'observer votre chiot et de ne lui lancer l'ordre de rappel que lorsqu'il a déjà commencé à venir vers vous.  L'erreur type est de lancer l'ordre à contretemps: le chien court ou joue avec quelque chose qui l'intéressé et c'est à ce moment qu'on lui lance l'ordre de rappel. Forcément, le chien hésite à revenir, puis finalement obéit... pour se faire gronder parce qu'il y a mis trop de temps !  Dans ce cas précis, on ne parvient pas à éduquer son chien, on lui apprend juste à désobéir (le chien retire du déplaisir à venir près de son maître donc le comportement aura tendance à disparaître).

 

LA MARCHE EN LAISSE

De nombreuses personnes pensent qu’il n’est pas indispensable d’apprendre la marche en laisse « au pied » à un chien de petite taille comme le Westie, se disant que même s’il tire un peu sur sa laisse en promenade, ils réussiront quand même à la maîtriser facilement.

 Nous pensons que c’est une erreur. La marche en laisse « au pied » représente bien plus que la maîtrise du chien en promenade et permet d’établir une relation claire et harmonieuse, apprenant au chien à maîtriser ses instincts en toute circonstances.

 INITIATION A LA LAISSE

Le port de la laisse et du collier est, pour le jeune chien, une expérience pour le moins déconcertante. Cet horrible dispositif l’empêche de se mouvoir comme il l’entend et il peine à comprendre cette soudaine privation de liberté. Certains s’agitent, d’autres se figent et refusent de bouger…

Votre chiot a déjà été initié au port de la laisse et du collier à l’élevage. Il se peut, cependant, que tout ne soit pas encore totalement acquis lorsqu’il arrive chez vous.

Si c’est le cas, procédez avec douceur mais détermination. Passez-lui la laisse et le collier dans un endroit calme (cela peut même se faire dans votre salon) et effectuez quelques pas avec lui en le guidant à l’aide de la laisse. S’il tire, ramenez-le doucement vers vous à l’aide de la laisse et félicitez-le avec une petite friandise.

S’il a tendance à se figer, aidez-le à faire ses premiers pas en l’attirant avec une friandise. Il finira rapidement par considérer la laisse comme naturelle.

 Une fois que le chiot est parfaitement habitué à la laisse, l’apprentissage de la marche « au pied » peut commencer.

 Remarque : Durant la phase de l’habituation à la laisse, veillez à avoir un collier bien ajusté autour du cou du chiot. Vous devez pouvoir juste passer un doigt entre le collier et le cou du chiot. Si le collier est plus lâche, il risque de passer par-dessus la tête si le chiot tire vers l’arrière, vous laissant avec une laisse vide et un chiot en totale liberté avec toutes les conséquences que cela peut impliquer…

 

APPRENTISSAGE DE LA MARCHE AU PIED

Contrairement aux idées reçues on obtient de bien meilleurs résultats en tenant la laisse en bout.  Nous avons en effet remarqué que tenir la laisse très court habitue le chien à marcher continuellement laisse tendue.  A partir de cela, que la laisse mesure 20 cm, 1 m ou 10 m ou plus, le chien tirera toujours.

 Pour faciliter l’apprentissage, habituez le chien à marcher toujours du même côté, soit à votre gauche, soit à votre droite.

 La tenue en main de la laisse est très importante : tenez celle-ci du côté opposé au chien (si celui-ci marche à votre gauche, vous tiendrez la laisse dans la main droite). Passez votre main et votre poignet dans la dragone puis rabattez la paume sur la laisse pour la tenir. La laisse passe maintenant devant vous pour rejoindre le collier du chien.Cette main sert uniquement à maintenir la laisse de façon sécurisée.

L’autre main, celle du côté du chien est celle qui va devoir « travailler » lors de l’apprentissage.

Un ordre au départ : " X (le nom du chien) au pied", et on démarre en avançant le pied du côté du chien. Le chiot ou le chien débutant a presque toujours tendance à tirer sur sa laisse. Il faut alors le ramener par de petites traction sur la laisse en lui rendant simultanément l'ordre "Au Pied".  Le but n’est pas de lui arracher la tête. Avec un chiot westie, une légère secousse avec un seul des doigts de la main côté chien est amplement suffisante.

Dès que le chien se retrouve en position correcte, on redétend aussitôt la laisse et on félicite le chien de la voix et du geste (une seule caresse).

Chaque fois que la laisse aura tendance à se tendre, et avant qu'elle ne soit complètement tendue, on répètera l’opération décrite ci-dessus.

Le jeune chien étant souvent distrait, vous vous faciliterez grandement la tâche si vous lui parlez tout au long de votre marche, ce qui aura pour effet de capter son attention et c'est tout naturellement qu'il restera près de vous, la tête levée vers son ami humain.
Veillez à bien varier les intonnations de votre voix : Laissez exprimer vos talents d’acteurs et surjouez, au travers de votre voix, la joie de le voir au pied et le mécontentement de le voir tirer sur la laisse.
Vous pouvez également le féliciter à l’aide d’une minuscule friandise (celle-ci doit être « avalable » instantanément ). Avec un chiot Westie, cela nécessite cependant une certaine souplesse, la tête du chiot n'étant pas très éloignée du sol...

 Commencez par des lignes droites jusqu’à ce que le chiot ait compris ce que l’on attend de lui.

 Une fois cette première étape en ligne droite acquise, on commencera à effectuer des changements de direction à gauche et à droite (angles droits) ainsi que des demi‑tours. Dans le cas d'un chien tenu à gauche, s'il se tient trop en avant, on tournera à angle droit vers la gauche afin de lui couper la route.

 Si le chien se trouve dans vos jambes, repoussez‑le légèrement de l’extérieur du pied ou de la cheville pour lui faire comprendre qu'il n'est pas a sa place.

Si le chien renifle le sol, une légère traction sur la laisse comme indiqué ci-dessus lui fera rapidement passer cette mauvaise habitude.

Il va sans dire qu'il est impératif que ce soit vous qui guidiez la marche : c'est au chien de calquer son allure sur la vôtre et non à vous de suivre la sienne. Au début, cependant, adaptez tout de même votre allure au chiot. Pensez que, même s'il est capable de pointes de vitesses surprenantes, il de de toutes petites pattes et qu'il fatigue vite

Au début, ne faites pas des séances trop longue afin de ne pas lasser ou fatiguer le chiot. Il est préférable d’effectuer 2-3 séances de 5 minutes sur la journée, qu’une seule de 15 minutes. Augmentez progressivement la durée des séances.

 LES SORTIES HYGIENIQUES

Pour le chiot qui habite en appartement ou dans une maison sans jardin, il devra sortir en laisse pour effectuer ses besoins naturels, plusieurs fois par jour.

Dès que vous avez commencé l’apprentissage de la marche au pied, il est très important que le chiot sache parfaitement quand il doit rester sagement à hauteur de son maître et suivre son allure et quand il est libre de s’éloigner en bout de laisse, voir même de tirer un peu pour renifler et satisfaire à ses besoins.

Pour cela, une routine simple peut vous y aider.

Débutez la sortie par quelques pas de marche au pied. Une fois le chien bien attentif, arrêtez-vous pour le féliciter et donnez lui un ordre de « libération ». N’importe quel mot ou expression de votre choix (par exemple : « Ok, t’es libre ») peut convenir, à condition d’utiliser toujours le même. A partir de cet instant, laissez le chien aller en bout de laisse et vaquer à sa guise. Ici, c’est lui qui mène la danse et le maitre qui suit.
Après quelques minutes, lorsque vous voyez le chiot moins accaparé par son environnement, appelez-le et ramenez le à vous doucement à l’aide de la laisse, captez bien son attention et reparter pour quelques pas de marche en laisse avant de lui donner à nouveau l’ordre de « libération ».

Si vous êtes bien attentifs aux réactions de votre chiot, il devrait comprendre au bout de quelques jours à quel moment il doit rester près de son maître et à quel moment il peut flâner à sa guise.

 

Quoi qu'il en soit, tout chien est parfaitement capable de marcher au pied de son maître : c'est une question de patience et de méthode.  Si, malgré tous vos efforts, vous n'arrivez à rien, adressez‑vous à un club d'éducation (voir plus bas la rubrique « Et si rien ne va ? »)

ASSIS - COUCHE - PAS BOUGER

Pour l'assis et le couché, la méthode naturelle fait également des miracl­es.

Observez votre chiot dans la vie de tous les jours et donnez l'ordre aussitôt que vous le voyez accomplir naturellement le comportement recherché. Puis, félicitez‑le sans attendre. Au fil du temps, le chiot assimilera l'ordre avec le comportement et il le répétera d'autant plus volontiers qu'il en est récompensé.

Lorsque le chiot aura bien assimilé ces deux positions vous pourrez  commencer à lui apprendre le "pas bouger". Pour ce faire, rendez vous dans un endroit calme où le chien ne risque pas d'être distrait. Placez‑le en position couché en lui laissant sa laisse, donnez lui gentiment l'ordre adéquat ("Pas bouger" ou "Reste" ou toute autre phrase courte de votre choix, mais toujours la même ! ) et éloignez‑vous d'un ou deux pas, sans lâcher la laisse. Vous pouvez utiliser une longe si votre laisse est assez courte. 

Si le chiot reste couché, attendez quelques secondes puis retournez vers lui et félicitez‑le vivement. Si, par contre, le chiot veut se lever, dites "NON" d'une voix ferme et faites le se  remettre en position avant de vous éloigner à nouveau. 

Après plusieurs essais et si vous usez de persuasion, le chien devrait avoir compris.  Vous augmenterez alors progressivement le temps et la distance d'éloignement.

LE WESTIE ET L'ENFANT

En règle générale, Westies et enfants s'entendent à merveille et c'est plaisir que de les voir courir et gambader ensemble, tissant au fil du temps les liens d'une amitié chaque jours plus forte.

Cependant, il importe de prendre certaines précautions élémentaires afin d'éviter tout accident:

  • Ne laissez jamais un chiot jouer avec un bébé.
  • Ne laissez jamais un enfant et le chien jouer seuls  sans surveillance.
  • Ne laissez pas un jeune enfant promener seul le chien sur la voie publique :  si le chien démarre, l'enfant n'aura ni la force ni l'autorité pour  le retenir.
  • Apprenez à l'enfant à respecter son compagnon : respecter son sommeil, ne pas lui faire mal, le laisser manger en paix, etc..   L'enfant doit être  conscient que son chien n'est pas un jouet.

D'autre part, si le chien grogne sur l'enfant (même si cela vous semble justifié: par exemple, l'enfant frappe le chien) réprimandez aussitôt LE CHIEN et éloignez‑le. Vous gronderez l'enfant en dehors de la présence du chien. Dans le cas contraire, le chien voyant que vous reprenez pour lui  pourrait se sentir valorisé par rapport à l'enfant et pourrait vouloir, une prochaine fois, assujettir l'enfant à son autorité...  s'il le faut à coup de dents. Si le chien comprend qu'il est et doit rester au bas de la hiérarchie, pas de problèmes.

Respectez les règles d'hygiène : 

  • Ne laissez pas le chien lécher l'enfant au visage.
  • Habituez l'enfant à se laver les mains après avoir joué avec le chien.
  • Vermifugez le chien régulièrement.

ET SI L'ENFANT ARRIVE DANS LA FAMILLE APRES LE CHIEN ?

Présentez précautionneusement le nouveau‑né au chien et laissez‑le sentir. Surtout, faites en sorte que rien ne soit changé pour le chien : ne le mettez pas à l'écart. Ne laissez pas le chien et le bébé seuls dans la même pièce sans surveillan­ce.

Si votre Westie comprend que le nouveau‑venu ne représente pas une menace pour son rang hiérarchique, c'est tout naturellement qu'il étendra l'affection qu'il vous porte à son nouveau petit maître.

ET SI RIEN NE VA ?

Si, malgré nos conseils, vous ne parvenez pas à amener le chiot à réaliser les comportements recherchés, pas de panique.  Peut‑être avez‑vous, sans vous en rendre compte, commis une petite erreur, ou peut‑être n'avez‑vous pas eu le temps suffisant pour observer votre chiot. Alors que faire?

La meilleure solution consiste alors à vous inscrire dans un club d'éducation canine. Les dirigeants de ses clubs, souvent réunis en ASBL, seront près à vous accueillir, à écouter les problèmes que vous rencontrez avec votre chien et, ensemble, sous la conduite de moniteurs compétents, vous essaierez de trouver une solution.

COMMENT CHOISIR VOTRE CLUB ?

Outre les raisons de proximité et d'horaires, vous essaierez de visiter plusieurs clubs avant de vous décider.  Essayez d'assister à au moins une séance d'entraînement et observez les méthodes utilisées. Si les chiens travaillent correctement et que l'on essaie de leur apprendre par jeu et non par la brutalité, alors, n'hésitez plus et inscrivez vous.

C'est également dans les clubs d'éducation que vous pourrez entraîner votre chien à différentes disciplines sportives, voir à la compétition (Obéissance, Agility,...), si vous le souhaitez